JEAN-TALON // SAMUEL WOOD

JEAN-TALON // SAMUEL WOOD

Quartier: Petite-Italie || Intersections: Berri, Jean-Talon
Mise-en-service: 1966 (Ligne Orange), 1968 (Ligne Bleue) || Architectes: Lemoyne, Bland, Edwards & Shine
Artiste: Judith Klein || Autobus: 30,31, 92, 93, 95, 95

Samuel Wood
Éducateur, auteur

Samuel est un auteur et un éducateur ayant grandi sur la côte nord-est de l’Écosse dans une communauté rurale de pêche et d’agriculture. En 1992, son père fut envoyé à Montréal pour le travail. Samuel l’a suivi, a fréquenté le Collège Dawson et a juré de revenir lorsqu’il quitta pour l’université à Edinburgh. Un emploi à Londres et un PhD ont modifié ses plans de retour, mais la crise financière et le chômage ont ravivé son désir de redécouvrir la vie à Montréal.

Dix-huit ans plus tard, les Steinberg et les Eaton sont fermés. Les Warshaws sont devenus des Pharmaprix, les Canadiens ont déménagé quelques blocs plus à l’Est alors que leur Forum a été transformé en cinéma. Le Cinéma Parallèle n’est plus ce qu’il a été, et les Expos ont traversé la frontière étasunienne et on amené avec eux son espoir de voir une équipe professionnelle à l’œuvre sur le terrain. Il s’ennuie aussi du Mirror et du Voir, même si des alternatives en ligne ont émergé depuis la fin des éditions papier, « on ne peut pas prendre et feuilleter un site Web en attendant un ami ou l’autobus. »

Mis à part ces pertes, la politique fait encore des flammèches, les gens sont toujours aussi passionnés, et la météo est toujours aussi volatile. Il décrit Montréal comme étant toujours la ville de Drapeau et de Doré.

Pour se garder occupé durant sa recherche d’emploi, Samuel s’est lancé dans un nouveau projet qui vise à découvrir l’histoire de son nouveau pays. Historyofcanadabymetro.com se penche sur les histoires personnelles des individus dont les stations portent le nom. Leur cupidité, leurs triomphes, et ce qu’ils ont été prêts à sacrifier dans leur quête de la richesse et du pouvoir.

À Jean-Talon, il apprécie le danseur sur échasses parmi tous les autres amuseurs publics, la murale de trois étages, la façon dont la station peut être inondée de gens tout en donnant l’impression d’être vide, et l’impression d’être dans un labyrinthe de petite échelle quand il se perd dans ses couloirs.


"Work with what you've got. It's a lot easier than working with what you haven't got."

« Travaillez avec ce que vous avez. C’est beaucoup plus facile que de travailler avec ce qu’on n’a pas.»

"Stretch before going to bed."

«Nous avons de la chance ici et je ressens une certaine pitié pour les gens qui ont à vivre ailleurs. Un peu comme j’imagine que les Français doivent se sentir par rapport au reste du monde. Pourquoi le feriez-vous? »